Les différents paliers de gouvernement semblent être présentement à l’étude quant à leur participation possible au Grand-Prix du Canada pour ainsi assuré sa survie ou son retour à Montréal. Est-ce une bonne chose?
Le calcul n’est pas aussi simple que dire dépenser 20 millions pour avoir des retombées de 100 millions. D’une part faut-il être en mesure de réellement quantifier ces retombées. Normalement, lorsqu’on parle de retombées on parle de revenus « supplémentaires » sur une période donnée. De plus, ces retombées sont à la fois directes (vente de billets, marchandise, repas, hôtels, etc.) et indirectes (Achats de produits réalisé à même les profits obtenus des retombées directes, tourisme, etc.).
D’un point de vue gouvernemental cependant, le calcul se doit d’être un peu différent, à savoir, le retour de taxes et impôts provenant de ces retombées directes et indirectes. Un autre point qui doit également être considéré est la provenance de ces retombées ou quel pourcentage de ces retombées ne figurerait pas dans notre économie si l’activité en question n’avait pas lieu. Par exemple : Un individu qui assiste au Grand-Prix à chaque année serait en présence d’un certain surplus, en dollar « loisir ». Il me semble clair qu’une partie de ce surplus sinon sa totalité sera dépensé ailleurs dans l’éventualité que le Grand=Prix ne revienne pas. D’un point de vue gouvernemental, ceci est du pareil au même, l’argent demeure et circule dans « notre » économie, « notre » étant bien-sûr redéfini pour chaque palier de gouvernement.
Donc, les retombées économiques d’un tel événement doivent êtres calculés en fonction des taxes et impôts recouvrables suite aux dépenses effectués tous les visiteurs non-résident majoré de la portion du portefeuille « loisir » des résidents qui resterait dans leurs poches.
Toutefois, même en considérant le100 millions annoncé comme étant LA valeur réelle de ces retombées, on s’aperçoit que tout n’est pas rose pour autant. La TPS et TVQ relatives à une « dépense » de 100 millions s’élèveraient à un peu plus de 12 millions. À ce montant s’ajoute bien-sûr les impôts perçus et les revenus de taxes des retombées indirectes. On est qu’en même loin des 20 millions demandés. Fournir les sommes nécessaires sous forme de subvention serait donc, à mon avis, une erreur.
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