(Corus Sports)- Éric Gagné est à la recherche d'une équipe gagnante avec qui il pourra s'aligner la saison prochaine.
Jérémy Filosa : La situation au baseball a changé et il y a plusieurs nouvelles vedettes (Ryan Brown, Dustin Pedroia, Chase Utley) au baseball; certains vétérans ont même été laissés de côté. Que penses-tu de ce virage jeunesse ? :
Eric Gagné : « C'est vraiment la nouvelle mode. Il y a tellement d'argent dédié au dépistage de jeunes joueurs et avec les bonis, les jeunes reçoivent 4 ou 5 millions $ de boni et veulent monter dans les majeures au plus vite. Les structures des ligues mineures se sont beaucoup améliorées et une équipe va préférer mettre 300 000 $ sur un jeune prometteur que plusieurs millions sur un joueur de 40 ans. Ils développent les joueurs beaucoup plus rapidement qu'avant. Ça a ses avantages et ses désavantages. Des jeunes signent des contrats à très long terme. »
J.F. : Tes deux blessures t'ont fait manquer beaucoup de temps de jeu, mais les Brewers ont réussi à se qualifier pour les séries d'après-saison por la première fois en 26 ans. Vous deviez être heureux d'offrir ça à vos partisans?
E.G. : «C'était plaisant. Nous avions une très bonne équipe, remplie de jeunes qui doivent apprendre à gagner. Si le noyau de l'équipe demeure, l'équipe sera encore meilleure. Je suis arrivé dans une belle situation. Doug Melvin et Gord Ash (sp?) sont des bons hommes de baseball et ils ont entouré leurs jeunes de bons vétérans. »
J.F. : As-tu été surpris de la retraite de Salomon Torres? :
E.G. : « Il a 37 ans et vient de connaître une de ses meilleures saisons en carrière. Mais rendu à cet âge, il commençait à ressentir de la douleur un peu partout. Les lendemains de matchs étaient difficiles. Il est très croyant et voulait se rapprocher de sa famille. Il a pris la décision seul»
J.F. : Après avoir gagné la série mondiale avec les Red Sox, tu es passé aux Brewers, le rapport Mitchell est sorti, as-tu sorti une pression additionnelle pour performer pour prouver aux gens ? :
E.G. : « Absolument. Tu te mets plus de pression. J'ai d'ailleurs fini l'année en force en connaissant beaucoup de succès lors de mes 30 à 35 derniers matchs. Surtout en tant que releveur, ça affecte ton mental. J'ai été chanceux d'avoir quelqu'un comme Salomon Torres pour m'appuyer. Notre esprit d'équipe était très fort. »
J.F. : Qui étaient tes meilleurs amis dans le vestiaire ?
J.F. : Qu'as-tu pensé de l'arrivée de C.C. Sabathia ?
E.G. : « Il nous a transportés sur ses épaules. Ce que vous avez vu à la télé, ce n'est qu'un aspect de C.C. Vous ne pouvez pas comprendre tout l'impact qu'il a eu. Il a souvent lancé après seulement trois jous de congé. C'était très particulier d'assister à tout ça. »
J.F. : On a dit de toi que tu tentais de te renouveler par de nouveaux lancers. Veux-tu essayer de trouver un moyen de retirer tes adversaires de façon différente ? :
E.G. : « Lors de mes dix derniers matchs, je n'ai pas accordé de points et je faisais une motion complète. Ma mécanique est complètement différente. Plusieurs équipes connaissaient les lancers que j'allais leur offrir simplement par la position que je prenais. Tu te dois de faire des ajustements sinon tu ne peux pas durer dans les majeures. On essaie constamment d'améliorer nos lancers ou notre mécanique.»
J.F. : En tant qu'agent libre, que recherches-tu? Veux-tu jouer près de chez toi? Avoir un gros contrat? Jouer avec une équipe qui peut se rendre aux séries mondiales? Une équipe qui peut te donner l'occasion de terminer les matchs ? :
E.G. : « Ça me prend une équipe qui va gagner. Tu deviens accro à la victoire. J'ai gagné la Série Mondiale; avec les Dodgers je me suis rendu en séries à deux reprises; encore une fois avec les Brewers cette année. C'est ce que j'aime et ce pour quoi on joue 162 matchs dans une saison et qu'on a mal partout après un match, ne serait-ce que pour quatre matchs additionnels en fin d'année. Que je sois un lanceur de courte ou moyenne relève m'importe peu. Ma famille saura s'ajuster. »
J.F. : Es-tu en négociations présentement ?:
E.G. : « Non, absolument pas. Rien ne se passe présentement. »
J.F. : Tu as été adulé à Montréal. T'ennuies-tu du Québec, de signer des autographes et de rencontrer les gens ? :
E.G. : « C'est le tour à Russell. Je suis rendu trop vieux pour ça. (rires) »
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